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Facturation électronique 2026-2027 : ce qui change pour les freelances et les entreprises qui les emploient

Facturation électronique 2026-2027 : calendrier, plateformes agréées, sanctions et impact pour freelances et entreprises clientes. Le guide à jour.

Charles Fouchault, CEO Folkyn

Charles FouchaultCEO

La réforme de la facturation électronique entre en vigueur progressivement à partir du 1er septembre 2026 en France. Elle change profondément la manière dont les freelances émettent leurs factures et dont les entreprises clientes les reçoivent. Plus question d'envoyer un PDF par email à votre client : la facture devra transiter par une plateforme agréée par l'État, dans un format structuré lisible par les machines. Voici le guide complet, à jour de mai 2026, pour comprendre ce qui change, à quelle échéance, et comment se préparer côté freelance comme côté entreprise cliente.


La réforme en bref

Depuis 2020, toutes les entreprises françaises envoient déjà leurs factures à destination de la sphère publique au format électronique via Chorus Pro. La réforme de la facturation électronique, mise en œuvre en 2026-2027, étend la dématérialisation des factures aux transactions interentreprises .

Deux obligations en parallèle

  • L'e-invoicing : émettre et recevoir les factures B2B au format électronique structuré, via une plateforme agréée

  • L'e-reporting : transmettre à l'administration les données de transaction non couvertes par l'e-invoicing (B2C, ventes à l'étranger, etc.)

Trois objectifs annoncés par l'État

  • Lutter contre la fraude à la TVA

  • Simplifier les obligations déclaratives (pré-remplissage automatique des déclarations)

  • Améliorer la connaissance en temps réel de l'activité des entreprises

Cadre légal

  • Loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 (loi de finances pour 2023, article 62)

  • Loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 (loi de finances pour 2024, article 91)

  • Décret n° 2022-1299 du 7 octobre 2022


Le calendrier officiel mis à jour (mai 2026)

Après plusieurs reports, le calendrier est désormais stabilisé :

Date

Obligation

Qui ?

1er septembre 2026

Réception des factures électroniques

Toutes les entreprises

1er septembre 2026

Émission des factures électroniques

Grandes entreprises et ETI

1er septembre 2027

Émission des factures électroniques

PME et micro-entreprises

À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en capacité de recevoir des factures électroniques. À cette date, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire auront également l'obligation d'émettre leurs factures sous cette forme. Un délai d'un an est prévu pour les micro-entreprises, les TPE et les PME afin de leur laisser le temps de s'adapter .

La phase pilote en cours

Une phase d'expérimentation se déroule de mars à août 2026, avec des entreprises volontaires qui testent la chaîne complète (plateforme agréée, annuaire DGFiP, concentrateur de données). C'est le bon moment pour les freelances et entreprises qui veulent valider leur configuration avant l'entrée en vigueur obligatoire.


Pourquoi un freelance, même en franchise de TVA, est concerné

C'est l'incompréhension la plus fréquente. Beaucoup de freelances en micro-entreprise pensent qu'ils ne sont pas concernés parce qu'ils ne facturent pas la TVA. C'est faux.

Le statut d'« assujetti non redevable »

Tout freelance, quel que soit son statut (micro-entreprise, EI, EURL, SASU), est juridiquement un assujetti à la TVA dès lors qu'il exerce une activité économique. S'il bénéficie de la franchise en base, il est dit « assujetti non redevable » : il ne collecte pas la TVA, mais il est dans le champ de la réforme.

Concrètement, cela signifie :

  • Au 1er septembre 2026 : le freelance doit être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée

  • Au 1er septembre 2027 : il devra émettre ses propres factures B2B au format électronique

Les rares cas hors champ

Quelques activités sont explicitement exonérées (enseignement scolaire, formation professionnelle continue, certaines activités médicales). Pour la majorité des freelances tech, créatif, conseil, marketing, design : vous êtes concerné.

🔍 Pour comprendre la définition juridique du freelance et ses différents statuts, voir : Un freelance c'est quoi ? Le guide pour les entreprises.


Ce qui change concrètement

Adieu le PDF par email

Un PDF classique envoyé par email ne sera plus considéré comme une facture électronique au sens de la réforme. La facture devra :

  • Être structurée : contenir des données informatiques lisibles par machine

  • Transiter par une plateforme agréée : pas un échange direct entre vous et votre client

  • Respecter un format standard : Factur-X (PDF + XML), UBL ou CII selon la norme européenne EN 16931

Le format Factur-X : la solution la plus courante

Le format Factur-X est un PDF classique avec des données XML intégrées. Pour le freelance, rien ne change visuellement : la facture ressemble toujours à une facture lisible. Mais elle contient les données structurées exigées par l'administration. Le logiciel de facturation agréé génère automatiquement ce format.

Les nouvelles mentions obligatoires

À partir du 1er septembre 2026, quatre nouvelles mentions deviennent obligatoires sur les factures :

  • La catégorie de l'opération (vente, prestation de services, ou mixte)

  • La mention relative à l'option de paiement de la TVA sur les débits, le cas échéant

  • L'adresse complète de livraison du bien, si elle est différente de l'adresse de facturation

  • Le numéro SIREN du client (qui devient identifiant principal dans l'écosystème e-invoicing)


E-invoicing vs e-reporting : bien distinguer

C'est une nuance importante.

L'e-invoicing

Concerne les transactions B2B entre entreprises assujetties à la TVA établies en France. C'est la facture électronique au sens strict : transmise via une plateforme agréée, dans un format structuré.

L'e-reporting

Concerne les opérations non couvertes par l'e-invoicing :

  • Ventes B2C aux particuliers

  • Ventes à des clients établis à l'étranger (UE et hors UE)

  • Achats à l'étranger

Le freelance transmet alors les données de la transaction à l'administration via sa plateforme, mais sans envoyer la facture à un client par cette voie.

Cas typique d'un freelance avec mix de clients

Un freelance qui facture :

  • À une entreprise française assujettie : e-invoicing (facture via plateforme)

  • À un particulier français : e-reporting (transmission des données de la vente)

  • À une entreprise étrangère (UE ou hors UE) : e-reporting (transmission des données)

Une seule plateforme gère les deux flux pour vous.

🔍 Pour le cas particulier des relations avec des freelances ou clients étrangers, voir : Travailler avec un freelance étranger : KYC et conformité.


Les plateformes agréées (PA)

Pivot central de la réforme.

Qu'est-ce qu'une plateforme agréée ?

Une Plateforme Agréée (PA), anciennement appelée Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP), est un intermédiaire technique habilité par l'administration pour transmettre les factures au format structuré, gérer les flux entre entreprises et alimenter l'administration en données.

La liste officielle DGFiP

La direction générale des Finances publiques a publié une liste des 101 premières plateformes agréées permettant d'émettre et de recevoir des factures électroniques en conformité avec la réglementation . La liste est régulièrement mise à jour sur impots.gouv.fr.

Le Portail Public de Facturation (PPF)

L'État propose une solution gratuite : le Portail Public de Facturation. Suffisant pour les très petits volumes, mais ses fonctionnalités sont limitées par rapport aux PA privées.

Comment choisir sa plateforme

  • Volume de factures : pour quelques factures par mois, le PPF peut suffire ; au-delà, une PA privée apporte plus de fluidité

  • Intégration avec votre outil comptable (Pennylane, Indy, Tiime, Sage, Cegid, etc.)

  • Connecteurs avec votre ERP ou plateforme de gestion freelance

  • Coût : certaines PA proposent du gratuit pour les petits volumes

  • Conformité RGPD et hébergement en Europe

  • Support et accompagnement

Numéro d'assistance officiel

Pour toute question, l'État met à disposition un numéro national d'assistance : 0 806 807 807 (service gratuit + prix appel).


Comment se préparer côté freelance

Avant le 1er septembre 2026

  • Choisir une plateforme agréée dans la liste DGFiP

  • Configurer la réception sur cette plateforme

  • Communiquer son SIREN à ses clients (devient identifiant principal)

  • Tester la réception d'une facture en conditions réelles

Avant le 1er septembre 2027

  • Configurer l'émission sur sa plateforme

  • Adapter son logiciel de facturation pour générer du Factur-X

  • Vérifier les nouvelles mentions obligatoires sur ses factures

  • Tester l'envoi avec quelques clients pilotes

En attendant

Beaucoup d'entreprises choisissent d'anticiper et de basculer dès maintenant. Si vos clients grands comptes vous demandent une facture électronique avant l'échéance, c'est qu'ils sont déjà passés au système. Mieux vaut être prêt avant.


Ce qui change pour les entreprises qui emploient des freelances

L'angle est moins traité, mais critique pour les entreprises B2B qui collaborent avec des freelances.

Au 1er septembre 2026

  • Obligation de pouvoir recevoir les factures de vos freelances via une PA

  • Si vous êtes une grande entreprise ou une ETI, obligation d'émettre vos propres factures électroniques

  • Choix d'une plateforme agréée pour gérer votre flux entrant et sortant

Au 1er septembre 2027

  • Vos freelances PME et micro-entreprises commencent à émettre obligatoirement en électronique

  • La transition complète est effective : aucune facture B2B en France ne devrait plus être émise hors plateforme

Les impacts sur votre process freelance

Plusieurs ajustements à anticiper :

  • Le PDF par email du freelance ne suffit plus : votre process de réception facture doit être adapté

  • L'identification du fournisseur se fait par SIREN, pas par adresse email

  • La validation interne doit s'articuler avec le flux entrant de la plateforme

  • L'archivage doit être conforme aux exigences (format structuré, durée légale)


Articulation avec le bon de commande et le CRA

C'est le point le plus opérationnel pour les entreprises qui emploient des freelances.

La chaîne contractuelle reste la même : contrat cadre → bon de commande → CRA → facture. Mais la dernière étape (la facture) change de format et de canal de transmission.

Comment ça s'articule en pratique

  1. Vous signez un contrat cadre avec le freelance (signature électronique eIDAS)

  2. Vous émettez un bon de commande pour la mission (signature électronique)

  3. Le freelance soumet son CRA mensuel (validation électronique)

  4. Le freelance émet sa facture électronique via sa plateforme agréée

  5. Votre plateforme agréée reçoit la facture et l'achemine vers votre comptabilité

  6. Vous payez dans les délais contractuels (30 jours par défaut)

🔍 Pour structurer le bon de commande dans cette chaîne, voir : Bon de commande freelance : modèle et bonnes pratiques.

🔍 Pour le CRA et son rôle dans le déclenchement de la facturation, voir : Compte rendu d'activité freelance : modèle et bonnes pratiques.

La cohérence entre les outils

Le risque principal pour les entreprises : avoir une plateforme agréée d'un côté, un outil de gestion freelance de l'autre, et une comptabilité en silo. Sans cohérence, vous perdez les bénéfices de l'automatisation.

L'idéal est de choisir des outils qui se connectent nativement entre eux, ou une plateforme qui couvre toute la chaîne (KYC, contrats, BDC, CRA, facturation électronique conforme).


Sanctions en cas de non-conformité

L'administration a prévu un régime de sanctions précis.

Pour le défaut d'émission de facture électronique

  • 15 € par facture non émise au format requis

  • Plafond annuel de 15 000 € par entreprise

Pour le défaut d'e-reporting

  • 250 € par transmission non effectuée

  • Plafond annuel de 45 000 € par entreprise

Risques opérationnels au-delà des sanctions

  • Factures rejetées par la plateforme du client

  • Paiements bloqués

  • Conformité TVA fragilisée

  • Image de manque de professionnalisme face aux clients


Cas particuliers à anticiper

Le freelance étranger qui facture une entreprise française

Le freelance établi hors de France n'est pas dans le champ de l'e-invoicing français. Sa facture peut continuer à être transmise par les canaux classiques (email, plateforme). En revanche, l'entreprise française qui reçoit cette facture est en e-reporting (transmission des données de la transaction à l'administration française).

Le freelance qui sort de la franchise TVA

Si votre chiffre d'affaires dépasse les seuils de la franchise (par exemple 39 100 € pour les prestations de services en 2026), vous devenez redevable de la TVA. Les obligations e-invoicing restent identiques, mais vous facturez désormais avec TVA.

Le freelance qui facture des particuliers

Si vous facturez exclusivement des particuliers (B2C), vous êtes en e-reporting uniquement, pas en e-invoicing. Vos factures aux particuliers ne transitent pas par une plateforme agréée, mais vous devez transmettre les données de vos ventes à l'administration via votre PA.

Les DOM (Guadeloupe, Martinique, La Réunion)

Concernés par la facturation électronique et l'e-reporting, la TVA étant applicable dans ces départements. Mayotte et la Guyane ne sont pas concernés (TVA non applicable).


Comment industrialiser côté entreprise

Pour les entreprises qui gèrent un volume significatif de freelances, la question de l'industrialisation est centrale.

L'enjeu : éviter les ruptures de chaîne

Le risque : avoir une plateforme agréée pour les factures, un outil de gestion freelance pour les CRA et bons de commande, une comptabilité pour le paiement, sans cohérence d'ensemble. Les ressaisies manuelles deviennent inévitables et l'automatisation perd son sens.

Trois architectures possibles

  • Best of breed : une plateforme agréée standalone + un outil de gestion freelance + une compta, avec connecteurs

  • Plateforme intégrée : un outil unique qui couvre KYC, contrats, BDC, CRA, facturation électronique

  • ERP étendu : un ERP qui absorbe tous les flux

Le choix dépend de votre volume, de votre maturité opérationnelle et de votre architecture SI existante.

Folkyn dans cet écosystème

Folkyn propose à ses clients une plateforme intégrée qui couvre l'ensemble de la chaîne contractuelle freelance, du KYC à la facturation, avec connecteurs vers les plateformes agréées partenaires. Cela permet d'avoir un flux continu : le BDC déclenche le CRA, le CRA validé alimente la facture, et la facture transite via la plateforme agréée vers votre comptabilité. Pour les entreprises qui veulent éviter de gérer plusieurs outils en silo, c'est une approche pragmatique.

🔍 Pour comprendre quand et comment industrialiser sa gestion freelance, voir : Pourquoi utiliser un logiciel pour gérer ses freelances.


FAQ

À partir de quand exactement la réforme s'applique-t-elle ?

Le 1er septembre 2026 pour la réception (toutes les entreprises) et l'émission (grandes entreprises et ETI). Le 1er septembre 2027 pour l'émission par les PME et micro-entreprises.

Tous les freelances sont-ils vraiment concernés ?

Oui, à de très rares exceptions près (activités explicitement exonérées comme l'enseignement scolaire). Même un freelance en franchise de TVA est concerné en tant qu'« assujetti non redevable ». Le statut juridique (micro, EI, EURL, SASU) est indifférent.

Le PPF gratuit ou une plateforme agréée privée ?

Le PPF (Portail Public de Facturation) est gratuit mais ses fonctionnalités sont limitées (interface basique, peu de connecteurs, pas d'automatisation). Pour un freelance avec un volume régulier ou une entreprise qui veut intégrer la facturation à son SI, une PA privée est généralement plus efficace, parfois proposée gratuitement par certaines plateformes.

Le PDF par email, c'est vraiment fini ?

Pour les transactions B2B entre entreprises françaises assujetties à la TVA : oui, à partir des dates obligatoires. Un PDF non structuré envoyé hors plateforme ne sera plus conforme. Pour les autres cas (B2C, étranger), le PDF reste possible mais doit être complété d'un e-reporting des données.

Quelles sanctions concrètes en cas de non-conformité ?

15 € par facture non conforme à l'émission, plafond 15 000 € par an. 250 € par transmission e-reporting manquante, plafond 45 000 € par an. À cela s'ajoutent les risques opérationnels : factures rejetées, paiements bloqués, problèmes de conformité TVA.

Comment ça se passe avec un client à l'étranger ?

Pas d'e-invoicing avec un client étranger (UE ou hors UE), mais e-reporting obligatoire : vous transmettez les données de la transaction à l'administration française via votre plateforme. Le client étranger continue à recevoir une facture par les canaux classiques.

Que faire dès maintenant en mai 2026 ?

Trois actions immédiates :

  1. Vérifier votre statut sur l'auto-diagnostic mis à disposition par l'État sur impots.gouv.fr

  2. Choisir et tester une plateforme agréée dans la liste officielle DGFiP

  3. Communiquer votre SIREN à vos clients pour qu'ils vous référencent dans l'annuaire central

Le SIREN devient-il l'identifiant principal ?

Oui. Le numéro SIREN devient l'identifiant principal dans l'écosystème e-invoicing : c'est ce qui permet aux plateformes de s'échanger les factures entre elles via l'annuaire central de la DGFiP.

Faut-il changer son logiciel de facturation ?

Probablement, sauf si votre logiciel actuel est déjà conforme et connecté à une plateforme agréée. Beaucoup d'éditeurs (Pennylane, Indy, Tiime, Sage, Cegid) ont mis à jour leurs solutions pour intégrer la conformité 2026.

Les notes de frais sont-elles concernées ?

Oui, dès lors qu'elles donnent lieu à une facture entre entreprises assujetties à la TVA. Les justificatifs internes (notes de frais salarié remboursées) ne sont pas dans le champ.

🔍 Pour les bonnes pratiques de gestion des notes de frais freelance, voir : Compte rendu d'activité freelance : modèle et bonnes pratiques.


En résumé

La réforme de la facturation électronique est l'un des changements administratifs les plus structurants pour les freelances et les entreprises B2B en France depuis longtemps. Trois principes pour bien la traverser :

  1. Anticiper : le 1er septembre 2026 approche. Choisir et configurer sa plateforme agréée dès maintenant évite la mise en conformité dans l'urgence

  2. Aligner sa chaîne : contrat cadre, bon de commande, CRA, facture doivent former un flux cohérent. La facture électronique n'est que la dernière brique d'une architecture plus large

  3. Industrialiser à l'échelle : pour les entreprises gérant plusieurs freelances, choisir des outils qui se connectent nativement à une plateforme agréée évite les ressaisies et fiabilise la conformité

Bien menée, cette transition est l'occasion de moderniser tout son process de gestion freelance : KYC dématérialisé, contrats signés électroniquement, CRA validés en ligne, factures structurées. Mal anticipée, elle peut créer des frictions opérationnelles et des risques de non-conformité.

Le moment de se préparer, c'est maintenant. Le numéro d'assistance officiel 0 806 807 807 et la liste des plateformes agréées sur impots.gouv.fr sont vos points de départ.

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